Mercredi 4 août 2010
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20:26
Petite escapade sur une île déserte…
Totale détente…
Puis après Bali et Rinca, nous continuons notre découverte du pays, en
route pour Florès.
Trop loin en bateau (plusieurs jours en ferry), l’avion est la seule
option envisageable. Pas facile de trouver un billet, les prix sont très élevés et les places se comptent sur les doigts d’une main… et bien souvent il arrive que les vols soient annulés à la
dernière minute.
En cause le nombre et la désorganisation des compagnies aériennes. Avec
chacune un avion de 25 places et un système de réservation basé sur le « papier - crayon », la centralisation des données est difficile et contraint de fait la planification des vols.
Alors bien sûr, les touristes opèrent plusieurs réservations pour se garantir une place… mais ce faisant ils remplissent virtuellement les avions : c’est au moment du paiement, quelques
jours avant le vol, que les compagnies découvrent les réservations sans suite et les places finalement disponibles… parfois beaucoup, parfois trop, et les vols sont
annulés.
Incroyable système qui contraint la majorité des touristes à n’obtenir au
mieux qu’un aller simple, les laissant bloqués sur Florès sans billet retour… Merci à Damien et Véronique pour leur aide, sans qui nous attendrions d’ailleurs nos
billets !
Voilà pourquoi les images de Florès ont sans aucun doute une
valeur particulière pour nous, la saveur d’une récompense, après tant d’efforts déployés à obtenir notre billet d’avion. Oui, le jeu en valait la chandelle !
Arrivés à la pointe ouest de Florès, nous passons 2 jours au port de
Labuanbajo. La pêche se concentre sur les petits poissons pêchés en bancs entiers et séchés au soleil sur les pontons du port.
Labuanbajo côté port :
Labuanbajo côté mer :
Nous sommes dimanche : des enfants jouent et profitent de la
fin de semaine, dans un décor désordonné aux couleurs éclatantes :
D’autres enfants jouent eux à pêcher les coquillages dans la vase du bord
de mer
pendant que ce petit couple profite du panorama et du coucher de
soleil
Après avoir trouvé un 4x4 avec chauffeur (pas le choix, à Florès on ne
laisse pas une voiture à un étranger… question de confiance !), nous partons en direction du célèbre Kelimutu, un volcan actif aux lacs colorés situé à l’autre bout de
l’île.
Dès les premiers kilomètres, nous comprenons que la route sinueuse fait de
nombreuses victimes, en témoigne ce terrible accident où un camion de marchandises s’est jeté dans un ravin. Cramponnés aux poignées intérieures, nous avançons à vive allure au cœur d’une
végétation si luxuriante que l’île lui doit son nom (Flores signifie « fleurs » en portugais).
Les villageois du bord de route cultivent le clou de girofle,
l’ananas
et le cacao.
Les routes de montagne continuent avant de traverser une grande
plaine exclusivement réservée à la culture du riz. Du haut des collines environnantes, on distingue leur disposition atypique en toile d’araignée :
Un zoom permet de mieux s’en rendre compte…
Puis nous traversons quelques villes et villages isolés où nous nous ravitaillons en
essence… la nourriture : pas à chaque repas, la cuisine locale n’est pas toujours fraîche et saine ! Les plats, préparés à l’avance, sont présentés en vitrine… offerts aux mouches et
aux rayons de soleil qui finissent de cuire des fritures grasses et desséchées visiblement vieilles de plusieurs jours.
Passée Ruteng et son porche kitsch de bienvenue,
nous accédons au village de Bena, l’un des plus authentiques de
l’île.
Avec ses maisons de
paille et ses pierres taillées disposées en son centre, on croirait visiter le village d’Astérix.
Les habitants tirent ici leurs revenus de la terre via la culture de la
vanille et des épices. Aujourd’hui encore les femmes y filent le coton
pour confectionner des ceintures traditionnelles.
Depuis les hauteurs du village, la vue sur les montagnes s’étend jusqu’à
la mer.
Nous partirons de Bena en trekking dans les montagnes jusqu’à l’unique douche chaude de
l’île : une inespérée source chaude ! Point stratégique de l’île, une femme s’y est installée pour laver son linge… un joli moment de simplicité.
C’est sûr, Florès mérite le détour lors d’un voyage en Indonésie, alors même que nous n’avons pas encore vu les merveilleux volcans de l’île… le meilleur nous attend !