Vendredi 20 août 2010 5 20 /08 /Août /2010 06:49

Crocodile Dundee, ça vous dit quelque chose ?

Le plus célèbre des films australiens (après la trilogie Mad Max !) a été filmé au Kakadu National Park, inscrit au patrimoine mondial de l'Humanité depuis 1981.

Le site est habité en continu depuis plus de 40 000 ans par les aborigènes, dont il détient l’une des plus fortes concentrations au monde de peintures rupestres.

En outre, il concentre sur lui seul l'ensemble des paysages australiens (à l'exception des zones arides) : rugueux escarpements, marécages denses, gorges plongeantes et chutes d'eau cohabitent côte à côte dans cette zone dont la taille est égale à celle de l'Ecosse.

 

Premier arrêt : les termitières géantes, des constructions hautes de 3 à 5 mètres résistant à la chaleur et aux feux de broussailles, structurées de façon à garder une température et une hygrométrie constantes optimales pour le nid.


Une heure plus loin, sur la route du Kakadu, Fog Dam.
Cette réserve entoure le site d’un barrage anciennement construit pour la culture du riz. Devant faire face aux multiples oiseaux et rongeurs qui venaient y picorer les graines, le projet a dû être stoppé. C’est dire la richesse de la région en vie animale ! Sur le pied de guerre, Eric enfile le bob, les lunettes et les caméras.

Les oiseaux filent vite et il faut être vif ! Durs à suivre en raison de l’épaisse végétation, on s’intéresse aux araignées qui parfois viennent tisser leurs toiles juste à la hauteur du visage… beurk, pas bon la soie !

L’arrivée à Kakadu est impressionnante. Ici, les autorités laissent aux aborigènes le soin de gérer la végétation du Parc. Après de catastrophiques feux de broussailles, les rangers se sont rendus compte qu’aucun système de gestion ne saurait remplacer l’expérience des aborigènes.

Ils déclenchent les incendies régulièrement pour brûler les petites herbes, qui si elles devaient pousser davantage, augmenteraient la puissance du feu, mettant alors en péril la survie des arbres.


Ubirr, mondialement connu pour sa concentration exceptionnelle en peintures, est un massif de pierre rouge où depuis des centaines de générations les aborigènes perpétuent la tradition de l’enseignement oral.

Chez les aborigènes, rien n’est écrit. Tout passe par les récits, légendes et peintures. Ainsi, la peinture de Mabuyu représenté marchant avec son poisson à la main, dans un sac ficelé.

Les anciens racontent qu’après que des voleurs eurent fait un trou dans le sac et dérobé le poisson, Mabuyu se vengea et attendit la nuit pour venir boucher l’entrée de leur grotte avec une énorme pierre. « Le matin suivant, ils ne vinrent pas. Parce qu’ils ont volé, ils ont été punis. Les enfants, les femmes, les hommes. Tous morts. Fini. » Cette histoire, pendant des milliers d’années, des hommes venaient dans la montagne l’apprendre à leurs enfants pour les inciter à respecter les autres et ne pas voler.


Les aborigènes tout comme les hommes préhistoriques de Lascaux, à l’autre bout du monde,  aimaient à représenter le gibier qu’ils chassaient dans les plaines de Kakadu. Le kangourou par exemple, représenté ici avec les muscles bien saillants.

Nous déjeunons d’une tomate et d’une orange avant de nous rafraîchir à la piscine du campement, une belle oasis de verdure au milieu d’un espace aride (non, c'est pas nous sur la photo !).


Forcément, un bain de fraîcheur, ça redonne le sourire !


Alors qu’il fait encore chaud, un marsupial se cache le temps d’une sieste au creux d’un rocher, loin des touristes mais à portée d’objectif :

Encore quelques peintures, toujours dans un autre style : d’abord, des personnages représentés en train de danser.

La danse ajoutait à la force d’une fête la joie de vivre et en faisait un événement attendu avec impatience. Cependant les pas et mouvements variaient selon la cérémonie, tout comme le rythme donné par le didgeridoo, cet instrument à vent utilisé par les aborigènes depuis plus de 40000 ans, selon la légende.

La dernière peinture représente une forme plus abstraite. Son intérêt : les esprits auraient réalisé cette œuvre. Les esprits « Mimi ».

Ces esprits sont grands et capables de peindre dans les endroits les plus improbables, comme ci-dessus, sous un rocher perché à plusieurs mètres de hauteur. Les « Mimi » sont invisibles à la plupart des hommes, mais on dit qu’ils prendraient les pierres, les peindraient puis les remettraient tout simplement en place.

Beaucoup de récits et de légendes donc, qui ont le mérite d’avoir su préserver l’identité de la culture aborigène au fil des millénaires… Aujourd’hui, le Kakadu reste habité par ces hommes premiers habitants d’Australie, qui maintiennent leur culture en la montrant au public mais en se réservant de nombreux sites où l’accès reste interdit aux touristes.

Le soir tombe, la nuit s’installe et nous choisissons de camper à l’écart, pour mieux s’imprégner de l’ambiance du Kakadu et écouter les bruits de la nuit. Avant de se coucher, le feu assure le dîner, nous réchauffe et tient à l’écart les éventuels prédateurs…

Ces esprits sont grands et capables de peindre dans les endroits les plus improbables, comme ci-dessus, sous un rocher perché à plusieurs mètres de hauteur. Les « Mimi » sont invisibles à la plupart des hommes, mais on dit qu’ils prendraient les pierres, les peindraient puis les remettraient tout simplement en place.
Beaucoup de récits et de légendes donc, qui ont le mérite d’avoir su préserver l’identité de la culture aborigène au fil des millénaires...


Aujourd’hui, le Kakadu reste habité par ces hommes premiers habitants d’Australie, qui maintiennent leur culture en la montrant au public mais en se réservant de nombreux sites où l’accès reste interdit aux touristes.

Le soir tombe, la nuit s’installe et nous choisissons de camper à l’écart, pour mieux s’imprégner de l’ambiance du Kakadu et écouter les bruits de la nuit. Avant de se coucher, le feu assure le dîner, nous réchauffe et tient à l’écart les éventuels prédateurs...

Demain, Kakadu s’offrira sous un autre jour, celui d’un sanctuaire de vie sauvage…

mais auparavant, une bonne nuit de sommeil…

Par ED - Publié dans : Australie
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