Mardi 2 novembre 2010
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Nombril du monde… C’est la signification de Cusco, ou "Qusqu" en quechua, la langue des Incas.
Cette ville est tout simplement… belle. Il y a ces toits en tuiles ocre
ornés d’un couple de vaches et d’une croix en guise de porte-chance,
ces ruelles étroites où jaillit la lumière de fin de journée,
ces placettes
où l’on vient souffler et se désaltérer,
ces monuments, mosaïques et peintures qui rappellent la gloire de Cusco et le bain de sang de la conquête espagnole (bien que pour
différentes raisons, les Incas n’aient opposé qu’une relative résistance à l’occupation espagnole),
le couvent Santo Domingo construit sur les ruines du fameux temple du soleil,
la Plaza de Armas, son église et ses arcades,
les monastères reconvertis en hôtels cinq étoiles
où l’on vient siroter un pisco sour en fin de journée…
Ah, Cusco... Tout est beau et plein de charme, et avant notre excursion au Machu Picchu, c’est un délice de venir y passer quelques
jours. Il y a tant à découvrir ! Le revers de la médaille : c’est épuisant, à cette altitude ! En essayant la literie des hôtels, il n’est pas rare de ne plus pouvoir se
relever :
C’est avéré : l’altitude fatigue plus vite les organismes, et venant de Lima où nous vivions au niveau de la mer, il nous faut
maintenant nous acclimater aux 3400 mètres d’altitude de Cusco
et aux maux andins : fatigue, essoufflement et maux de tête.
L’astuce ? Manger de l’ail. Il favorise la production de globules rouges, pour une meilleure oxygénation du sang. Ici, il se
mange à toutes les sauces : pain à l’ail, pâtes à l’ail, poulet à l’ail… In-con-tour-nable !
Et à boire ? Une boisson déjà utilisée du temps des Incas : le maté de coca.
Une simple infusion de feuilles de coca, efficace contre le mal d’altitude… Ici au Pérou, la culture et la vente des feuilles est
tolérée car son utilisation est ancestrale et quotidienne. Il n’est rien de plus banal que de se faire servir un maté de coca en bienvenue dans un hôtel…
Ah, les hôtels, parlons-en ! Nous en avons essayé quatre différents, tous agréables et si différents les uns des autres… Un
aperçu du Royal Inka 2…
C’est vrai, il faut chaque jour remballer les sacs et déménager nos affaires quelques kilomètres plus loin, mais c’est toujours avec
le sourire, tout est si beau ici !
Et si la plupart des touristes à destination du Machu Picchu fait halte à Cusco, il n’est pas impossible de sortir des sentiers
battus pour visiter la ville en évitant les hordes de « toutous », concentrés autour de la pierre à 12 angles...
C’est évidemment très impressionnant de voir à quel point les incas étaient doués en construction et comment ils parvenaient à
tailler et empiler les pierres sans laisser dans le mur de quoi enfiler une aiguille, mais avouons-le, la pierre de 32 angles du Machu Picchu est bien plus étonnante !
Mais que voulez-vous…
Laissons les touristes mitrailler la pierre à 12 angles et profitons de notre expérience de globe-trotter pour visiter un Cusco
authentique :
- dans cette rue où le temps semble s’être arrêté...
- dans l’église de San Blas où le gardien nous raconte la fabuleuse histoire de cette chaire en bois de cèdre sculpté durant plus de
30 ans par un artiste miraculé...
(le fallait-il ? nous avons bravé l’interdiction de photographier pour vous montrer cette merveille, certainement unique au
monde),
- au musée d’art précolombien où en visite nocturne nous profitons seuls d’un éclairage remarquable pour visiter les salles désertées
par la foule, davantage affamée de pizzas que de culture inca...
- et avec les enfants, qui nous soumettent à l’épreuve de la corde à sauter !
Ouf, nous terminons la journée avec brio, et puisque le musée vient de fermer ses portes, nous pouvons enfin nous restaurer d’un
asado (barbecue argentin) et de quelques tapas... la maman d’Eric ne dit pas non...
et elle a bien raison : demain nous attend une longue journée à Pisac !