8… 8 mois de voyage autour du monde… et nous projettons le Machu Picchu pour le 5 novembre. Nous serons à l’heure au rendez-vous, jour pour jour… Pour ses 30 ans, Eric rêvait déjà depuis Paris de s’offrir le Machu Picchu… Au sein d’un voyage extraordinaire, un cadeau d’exception pour un jour particulier…
Direction la gare où nous prenons le train pour Aguas Calientes, le village situé en bas de la montagne sacrée.
Nous y arrivons la veille de l’anniversaire et déjà la fête commence : un bain dans les sources chaudes de la vallée de l’Urubamba,
apéritif au champagne Pommery (merci Laure !) et aux chocolats Godiva (merci maman !) à 3 sur la terrasse de notre hôtel dont nous disposons pour la soirée, avec vue sur la place éclairée où trône la statue de l’Inca,
dîner à l’Indio Feliz où nous sommes accueillis par un chef français qui du bout du monde fait parler de lui et attire dans
son restaurant les célébrités de la planète (comme Bill Gates, Cameron Diaz…) et les plus fins gourmets (comme nous, ah ah !)...
Passionné d’archéologie, Eric se voit offrir par notre
ami une pierre de taille d'époque inca, à l’époque utilisée pour travailler les pierres des temples. Quels cadeaux ! Que rêver de plus ? Le Machu Picchu, bien sûr !
Nous y arrivons le 5 novembre à 7 heures du matin :ça y est, Eric est trentenaire !
Le souci ?
Pas les cactus, non… le mauvais temps ! Une alternance de bruine et de pluie dans un brouillard à couper au couteau, un froid de canard... voilà à quoi ressemble le site quand nous arrivons, dès son ouverture :
pour nous, une façon d’abriter les malheureux venus sans manteau ni kway !
et derrière nous… c’est pas mieux !)
Le temps ne semble pas favorable… et la carte est muette, elle n’indique pas notre chemin vers le pont Inca ! Démarrage difficile...
Après une heure sous le crachin nous revenons au centre de la Ville Sacrée. Eric simule l'escalade des terrasses agricoles,
reliées entre elles grâce à des pierres plus grandes coincées dans les parois et servant d’escalier aux lamas qui montent et descendent les nombreux niveaux du secteur… Ces lamas semblent plus à l'aise que nous pour cet environnement de montagne, de pierres et de dénivelés !
Chacun à sa façon, nous cotoyons ces bêtes, introduites par l’homme (pour assurer une pelouse courte !) mais évoluant en totale liberté. Le bâton de berger à la main, la maman d’Eric pose en gardienne de troupeau…
le fiston prend des portraits pour ses « Visages du Monde »…
alors que Laure tente de les approcher... ouf, ceux-là ne crachent pas au visage !
Puis la montagne d’en face, le Wayna Picchu (« jeune montagne ») devient visible à son tour :
Le paysage est saisissant, émouvant, bouleversant : on frissonne de plaisir devant ce paysage unique de ruines, forêt tropicale,
montagnes, canyon et rivière. La cerise sur le gâteau ? Un lama vient à nos côtés profiter lui aussi de cette vue idyllique :
Nous sommes là au principal point d’observation de la citadelle. Qui n’a pas déjà vu ces images dans un magazine ou à la télévision ? Depuis ce secteur nous pouvons apprécier la beauté et la grandeur de l’ensemble du sanctuaire, construit en parfaite harmonie avec la géographie accidentée et hostile de la zone. C’est si beau que l’on a du mal à bouger. Après plusieurs séries de panoramiques, on immortalise l’instant inoubliable,
On se retrouve à côté d’un ensemble de qolqas, greniers qui permettaient de stocker les excédents agricoles,
d’autres, ou alors simplement parce que certaines portent encore un numéro
d’assemblage inscrit par ces « maçons des temps modernes », descendants des incas, c’est sûr,
mais qui contrairement à leurs ancêtres n’hésitent pas à tartiner de ciment… La preuve en images ?
Il est hélas indéniable que le site est en danger. La forte fréquentation du Machu Piccchu pose des problèmes quant à la stabilité du sol et provoque un risque d’effondrement. Mais ne vaudrait-il pas mieux réduire le nombre de visiteurs journaliers, tout en augmentant le prix d’entrée pour ne pas affecter le chiffre d’affaires ? Des mesures doivent être prises prochainement, une étude lancée par l’Unesco en 2007 devant mieux qualifier les risques liés à la fréquentation de la ville inca. Des propositions sont pourtant faites pour installer un téléphérique… Et puis quoi encore ? Quel scandale ! Quelle honte ! Nous concernant, à 11 heures du matin il n’y a pas encore trop de monde. Nous jouissons de panoramas exceptionnels pris depuis des postes avancés où nous ne croisons que rarement du monde :
Les groupes, qui semblent arriver tous en même temps, viennent d’entrer sur le site et sont loin derrière nous… et
heureusement ! Imaginez le bruit et la cohue, dans un lieu qui invite tant au silence et à l’humilité !
Nous passons maintenant les carrières de pierre, desquelles a été extrait le matériau permettant la construction de la ville.
Un peu plus loin, la Place des temples. C’est un espace ouvert sur lequel se trouvent deux temples majeurs formés à partir d’imposants blocs de pierre.
Depuis le côté de la Place des temples, il est possible d’observer une partie du canyon du Machu Picchu, la route d’ascension depuis Aguas Calientes et la végétation luxuriante.
Plus à l’est, la pente de la montagne montre à
quel point le relief escarpé ne laissait pas la place à un autre mode de culture que les terrasses agricoles.
et profitons une fois de plus de la vue… que voulez-vous, c’est si beau !
Le monument principal est la pierre du Condor, autel plat sculpté dans la roche, sur lequel on reconnaît parfaitement le bec et la collerette du condor.
C’est étonnant, mais on trouve encore des morceaux de poterie au Machu Picchu…
et nous repartons de ce sanctuaire… Laure a le sourire jusqu’aux oreilles…
Eric tire son chapeau (quel cadeau de 30 ans !!)…
tandis que sa maman n’en revient toujours pas… alors, Christiane, bluffée ?
"Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie." Alphonse de Lamartine
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