Dimanche 2 décembre 2007
Revenus hier d’Isabela en water-taxi, nous avons rendez-vous pour le début de la croisière à l’aéroport de Baltra, au nord de Santa Cruz. Nous avons déjà beaucoup d’images sensationnelles dans la tête, mais notre soif d’émerveillement est intarissable et nous comptons profiter pleinement de cette nouvelle expérience aux Galapagos. On le sait, ce sera différent : nous n’aurons plus d’initiatives sur le programme et les destinations, mais depuis les jours de safari en Afrique, nous n’avons pas eu l’occasion de nous reposer sur un programme et une logistique gérés par un tiers !


Ennemis du tourisme de masse et toujours à la recherche du contact avec la population locale, nous devrons composer avec un groupe ne comportant aucun sud-américain ! Allemands, autrichiens, indiens, australiens, canadiens… cette croisière sera l’occasion de confronter nos différences de culture et d’âge, puisque nos voisins de cabine auront de 21 à 65 ans. Nous voilà engagés dans une nouvelle aventure à 14…

 

Mais pour l’heure, Baltra… l’unique aéroport de l’archipel accueille chaque année entre 60000 et 70000 touristes. Nous y retrouvons le guide et les autres membres du groupe fraîchement débarqués de l’avion. Les présentations faites, nous sommes transportés jusqu’à l’embarcadère où les lions de mer ont pris possession des bancs en bois pour faire la sieste.



De là, nous sommes amenés à notre bateau de croisière, le bel Angelito (petit ange !). On récupère les clés de la cabine… voici la chambre :



… voici la salle de bains !

 


Déjeuner en groupe… la majorité d’allemands présents à notre table impose leur langue comme « langue officielle ». Les autrichiens suivent, pour nous c’est plus dur ! Reste le langage des signes et on se tire d’affaire. Une heure de navigation et nous rejoignons l’endroit de notre première escale : Seymour Norte. Une carte pour mieux nous situer…



Nous sommes au nord de Baltra, sur une toute petite île de 2km². D’apparence similaire, sa végétation est composée de plantes grasses




et de buissons arides aux branches tortueuses tournées vers le ciel comme pour implorer la pluie. 



Premiers pas sur l’île : nous sommes accueillis par un lion de mer mâle qui se dresse comme pour nous avertir que nous empiétons sur son territoire.



 

Ce n’est pas la première fois qu’il le défend : on note sur son cou les nombreuses blessures reçues lors des combats avec d’autres prétendants.

 

Si les autorités veillent à ce que les touristes ne sortent pas des chemins balisés, les animaux eux ne tiennent pas compte des piquets et revendiquent la totalité de l’espace au sol. Il n’est pas rare de rencontrer un animal sur le bord du chemin !



Le guide nous présente les espèces de l’île : lions de mer, iguanes terrestres, fous à pattes bleues et frégates.




Dans l’ordre, nous avons rencontré : un lion de mer qui se gratte la tête…



un iguane terrestre jaune, brun, vert et bleu qui nous défie du regard…



un iguane de mer qui sort les griffes…




un lézard qui court sur le sable comme pour ne pas se brûler les pattes...

 


un deuxième iguane terrestre parti déjeuner dans l’un des rares bosquets non caducs de l’île…




une jeune frégate qui attend dans le nid que le déjeuner lui tombe tout cuit dans le bec…



et des pieds bleus !



Plutôt discrets,



les fous n’ont cependant pas à se cacher puisqu’ils n’ont aucun prédateur de connu.

 


Non, ce couple n’est pas en train de redécouvrir l’aberration des pieds bleus, mais en train d’exécuter une danse de séduction. En voilà une autre étape… le mâle lève la patte et pointe le bec vers le ciel de part et d’autre :




Ici, c’est un autre mâle qui s’isole en terrain découvert (pour mieux être vu des femelles), cambre le dos et étire ses ailes.

 



Il y a aussi un chant qui accompagne cette danse, elle aussi bien caractéristique. Impossible de ne pas entendre !


Autre technique de séduction développée cette fois par les frégates : celle du « ballon rouge ». Le sexe de ces grands oiseaux se distingue aisément du fait que la femelle a le ventre clair et la tête beige, et le mâle, tout noir, possède une poche rouge sous la tête. Avec beaucoup de chance, on peut les voir voler ensemble :

 


Chez les mâles, en dehors de la saison de reproduction, la poche est vide et rose pâle.




Quand vient la saison des amours, la poche rougit…




Et comme rien n’est comme ailleurs aux Galápagos, bien que nous soyons en dehors de la belle saison certains individus ne comptent pas attendre jusque-là et tentent leur chance. Un peu…

 



Beaucoup…




Passionnément !



Et dans cette colonie où les individus restent “calmes”,

 



ces mâles font le spectacle ! Ce couple british ne s’y trompe pas !!

 

 

Plus loin, le sentier se transforme. Les roches rouges disparaissent et laissent apparaître un sol sableux. Encore un lion de mer sur notre route, et un iguane sur la droite…

 


L’iguane ne tarde pas à se cacher derrière un rocher…

 


tandis que sur la plage, les lions de mer profitent des derniers rayons de soleil…

 


L’heure de la chasse approche pour eux, et déjà se fait sentir l’appel du large...

 



Pour nous, il est temps de remonter à bord. Un canot vient nous récupérer, emballés par cette balade et ces découvertes !

 


Comme les autres bateaux de croisière, petit modèle

 


ou grand voilier,

 


Nous attendrons le coucher de soleil au large de Seymour Norte,

 


avant un cocktail de bienvenue offert par l’équipage de l’Angelito…



 ¡ Salud !

Par Eric & Laure - Publié dans : Galápagos
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