Ennemis du tourisme de masse et toujours à la recherche du contact avec la population locale, nous devrons composer avec un groupe ne comportant aucun sud-américain ! Allemands, autrichiens, indiens, australiens, canadiens… cette croisière sera l’occasion de confronter nos différences de culture et d’âge, puisque nos voisins de cabine auront de 21 à 65 ans. Nous voilà engagés dans une nouvelle aventure à 14…
Mais pour l’heure, Baltra… l’unique aéroport de l’archipel accueille chaque année entre 60000 et 70000 touristes. Nous y retrouvons le guide et les autres membres du groupe fraîchement débarqués de l’avion. Les présentations faites, nous sommes transportés jusqu’à l’embarcadère où les lions de mer ont pris possession des bancs en bois pour faire la sieste.
De là, nous sommes amenés à notre bateau de croisière, le bel Angelito (petit ange !). On récupère les clés de la cabine… voici la chambre :
… voici la salle de bains !
Déjeuner en groupe… la majorité d’allemands présents à notre table impose leur langue comme « langue officielle ». Les autrichiens suivent, pour nous c’est plus dur ! Reste le langage des signes et on se tire d’affaire. Une heure de navigation et nous rejoignons l’endroit de notre première escale : Seymour Norte. Une carte pour mieux nous situer…
Nous sommes au nord de Baltra, sur une toute petite île de 2km². D’apparence similaire, sa végétation est composée de plantes grasses
Premiers pas sur l’île : nous sommes accueillis par un lion de mer mâle qui se dresse comme pour nous avertir que nous empiétons sur son territoire.
Ce n’est pas la première fois qu’il le défend : on note sur son cou les nombreuses blessures reçues lors des combats avec d’autres prétendants.
Si les autorités veillent à ce que les touristes ne sortent pas des chemins balisés, les animaux eux ne tiennent pas compte des piquets et revendiquent la totalité de l’espace au sol. Il n’est pas rare de rencontrer un animal sur le bord du chemin !
Le guide nous présente les espèces de l’île : lions de mer, iguanes terrestres, fous à pattes bleues et frégates.
Dans l’ordre, nous avons rencontré : un lion de mer qui se gratte la tête…
un iguane terrestre jaune, brun, vert et bleu qui nous défie du regard…
un iguane de mer qui sort les griffes…
un lézard qui court sur le sable comme pour ne pas se brûler les pattes...
un deuxième iguane terrestre parti déjeuner dans l’un des rares bosquets non caducs de l’île…
une jeune frégate qui attend dans le nid que le déjeuner lui tombe tout cuit dans le bec…
et des pieds bleus !
Ici, c’est un autre mâle qui s’isole en terrain découvert (pour mieux être vu des femelles), cambre le dos et étire ses ailes.
Il y a aussi un chant qui accompagne cette danse, elle aussi bien caractéristique. Impossible de ne pas entendre !
Autre technique de séduction développée cette fois par les frégates : celle du « ballon rouge ». Le sexe de ces grands oiseaux se distingue aisément du fait que la femelle a le ventre clair et la tête beige, et le mâle, tout noir, possède une poche rouge sous la tête. Avec beaucoup de chance, on peut les voir voler ensemble :
Chez les mâles, en dehors de la saison de reproduction, la poche est vide et rose pâle.
Quand vient la saison des amours, la poche rougit…
Et comme rien n’est comme ailleurs aux Galápagos, bien que nous soyons en dehors de la belle saison certains individus ne comptent pas attendre jusque-là et tentent leur chance. Un peu…
Beaucoup…
Passionnément !
Et dans cette colonie où les individus restent “calmes”,
ces mâles font le spectacle ! Ce couple british ne s’y trompe pas !!
Plus loin, le sentier se transforme. Les roches rouges disparaissent et laissent apparaître un sol sableux. Encore un lion de mer sur notre route, et un iguane sur la droite…
L’iguane ne tarde pas à se cacher derrière un rocher…
Comme les autres bateaux de croisière, petit modèle
ou grand voilier,
avant un cocktail de bienvenue offert par l’équipage de l’Angelito…
¡ Salud !