Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 02:11

 Punta Suarez…

Nous sommes à la pointe de Espanola, l’île la plus méridionale de l’archipel. 


Un faucon nous accueille, qui domine la baie. 


Un deuxième est là, un peu en retrait… 


C’est une chance, car hélas on ne dénombre plus que 250 faucons des Galápagos, une espèce endémique. Les scientifiques pensent qu’il s’agit d’espèces migratoires qui un jour se sont arrêtées sur leur chemin, trouvant ici suffisamment de nourriture pour s’y installer. Elles auraient évolué distinctement jusqu’à constituer une espèce à part. 

Leur régime alimentaire est notamment constitué de petites tortues et de lézards, nombreux sur l’île.

 

Ce petit-là est vigilant, 

il ne tardera pas à s’abriter dans les rochers…

 

Sur cette île où nichent de nombreux oiseaux, il n’est pas rare que le sentier longe le nid des fous à pattes bleues. 

Les buissons vert, rouge et orange poussent au milieu de rochers taillés en cube par l’érosion. 

Scène de séduction destinée à une femelle impassible au charme de la danse…

Et puis un œuf… 

… on peut voir derrière le trou creusé par le bec des merles moqueurs… les restes d’un embryon. La chose n’est pas rare chez les albatros des Galápagos, mais reste inexpliquée : l’œuf a été abandonné.

 

A cette époque de l’année (fin décembre), la grande majorité des albatros a déserté l’île. Espanola est la seule à héberger cet oiseau endémique, et c’est en septembre qu’ils partent vivre au large avec leurs petits…

 

L’exception ne tarde cependant pas : 

A plusieurs dizaines de mètres de nous, au milieu d’un champ de lave, un couple a choisi de rester. Il en reste quelques-uns, qui attendent que leur rejeton ait pris suffisamment de forces pour prendre leur envol.

 

Alors que ce paysage est en saison peuplé par une grande colonie d’oiseaux, cet oisillon a tout l’espace pour lui : 

Il peut attendre plusieurs jours que ses parents reviennent avec de la nourriture. 

De nature plutôt patiente, il attendra le poisson seul au milieu des pierres. 

Déjà grand, il est encore jeune : les plumes n’ont pas encore remplacé le duvet de la tête : 

Une drôle de bête, non ? 

Et puis nous arrivons sur la côte, un peu plus loin. Un fou garde son œuf, au bord de la falaise : 

Celui-là n’a pas froid aux yeux : il a aménagé son nid sur un tas de brindilles au bord du précipice. Derrière lui, l’un des trous soufflants d’où l’eau sort en un jet vertical : 

Espanola fait en effet partie des rares îles de l’archipel où la mer vient frapper contre les rochers et s’engouffre dans les trous de la paroi rocheuse. Cet oiseau de paradis recherche un trou pour y faire son nid : 

Mais soudain, notre œil est attiré par la star de l’île : l'albatros. Encore un ! 

Difficile de faire la mise au point manuelle sur cet oiseau qui plane devant nous à grande vitesse : 

Voici toutefois quelques photos qui montrent bien l’envergure de ce grand oiseau, qui se déplace grâce au mouvement des courants d’air, et sans battre des ailes : 

 

 

Et puis avant de quitter les lieux, cet instantané de l’un des plus grands oiseaux du monde : 

Ce merle moqueur 

et ce lézard semblent ne pas avoir perdu une miette du spectacle : 

Ici, les animaux sont bariolés : 

Un festival de couleurs 

vives et variées qui se retrouve jusque sur la côte : 

Nous partons maintenant de Espanola 

 

pour remonter dans notre bateau. Alors que l’Angelito part au nord est de notre position, en direction de l’île Gardner, Eric profite de la pause pour vider ses cartes mémoires, très sollicitées.

 

Avec plusieurs centaines de photos par jour, c’est plusieurs Go de fichiers à gérer, quelques disques durs dans les sacs !

 

Aussitôt les cartes vidées, nous repartons, cette fois sur Gardner. Cette île comporte la plus belle plage des Galápagos : voilà un aperçu du paradis… 

Le paradis, c’est pas de bungalow, pas d’hotel sur la plage, pas de béton et pas d’installation humaine… Les lions de mer ont remplacé les hommes au bord de l’eau… 

et sur la plage. Sieste en famille… 

entre amis… 

en couple… 

ou en solo…

pour les grands…

comme pour les petits ! 

Vous l’avez deviné, Gardner est le paradis… des lions de mer !

 

Et des photographes animaliers, ah ah ! 

Alors que le groupe est resté sur le lieu du débarquement, nous cherchons à longer la côte pour nous en isoler et nous rapprocher du monde animal.

 

Passée la colonie, 

le relief est plus rocailleux. 

Protégés par les rochers, les jeunes bébés lions de mer s’y réfugient… 

Les merles moqueurs aussi. 

Toujours à la recherche de nourriture, il suffit de tendre la main pour qu’en un clin d’œil ils viennent y jeter un coup d’œil : 

Derrière nous, des huîtriers apparaissent comme dans un environnement de neige et de bois mort. 

Au loin… 

des tortues marines pointent le bout du bec à la surface de l’eau. 

Il y a encore beaucoup de scènes de vie auxquelles assister. Et pourtant notre groupe attend déjà le canot à l'autre bout de la plage. Laure profite de cette plénitude pour marcher au bord de l’eau, 

Eric a le doigt sur la gâchette, 

et nous ne tardons pas à laisser éclater notre joie : seuls sur une île des Galápagos ! 

Et c’est à cet instant que nous assistons, par le plus grand des hasards, à une naissance. 

Le premier geste est magnifique : la mère et son petit se sentent

pour plus tard mieux se reconnaître, quand elle reviendra de sa pêche pour le nourrir.

 

Premiers instants d’une vie : câlin… 

biberon…

et clin d’œil à la caméra ! 

Le placenta est resté sur le sable. 

De quoi attirer les oiseaux : frégates, 

pélicans, faucons, et… merles moqueurs. 

Encore eux !

 

Fin d’un spectacle extraordinaire dont nous avons été les spectateurs privilégiés… en photo, la patience est souvent récompensée ! 

Par ED - Publié dans : Galápagos
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