La première, c’est d’abord une grande plage tranquille.
Une aire de jeux au bord de l’eau,
où les lions de mer jouent
en se touchant le museau.
Ce petit lion de mer garde un air triste :
il n’a pas encore trouvé de complice.
Derrière la plage, le chemin monte sur une colline de cactus et d’arbres secs.
L’air humide du matin suffit aux plantes pour survivre dans ce terrain aride. L’eau est captée dans les embruns marins grâce aux épines de cactus et aux mousses et lichens
présents dans les branches des arbres.
Le sol volcanique assure l’approvisionnement des plantes en minéraux, de sorte que les cactus vivent plusieurs dizaines d’années et mesurent plusieurs mètres de haut.
Ces plantes gorgées d’eau constituent à leur tour la nourriture des iguanes terrestres. Cette raquette, trouvée à même le sol,
a ainsi servi de déjeuner à cet iguane,
que l’on retrouve un peu plus loin. L’appétit de ce lézard permet une décomposition plus rapide des branches de cactus,
qui après plusieurs années ne sont plus qu’un réseau de fibres végétales.
Dans un décor austère où la vie animale reste limitée, notre temps de randonnée est dépensé à saisir l’attrait graphique de ces morceaux de branches et de troncs jonchés sur le sol.
Profusion de cellules grises…
… et dorées…
Après avoir perdu de vue le groupe et parcouru le chemin en courant, Eric le retrouve sur la plage,
prêt à embarquer dans le canot.
Encore une image…
et on s’en va !
Comme d’accoutumée, une douche de retour sur le bateau, le vidage des cartes mémoire, un déjeuner copieux et…
une sieste sur les transats du pont, au soleil avec un bon bouquin.
Ah, la belle vie !
Quelques heures plus tard, nous accostons en fin de journée sur l’île de Plaza Sur. Une île là aussi assez austère, avec lions de mer
et iguanes,
plantes grasses et cactus,
mais avec une toute autre atmosphère.
D’abord, parce qu’au bout d’un long chemin aboutissant à la pointe de l’île,
on arrive au bord d’une falaise où le vent souffle fort et où les oiseaux en profitent pour prendre leur envol sans le moindre battement d’aile. La preuve en images…
Mouettes à queue fourchue,
oiseaux de paradis…
tous profitent des courants ascendants. Le vent souffle si fort que nous restons à quelques mètres du bord de la falaise. Notre guide se souvient de son collègue tombé accidentellement du bord il y a quelques années.
Cet endroit, élevé à dix mètres au-dessus du niveau de la mer, est le lieu de repos des vieux lions de mer. Trop âgés pour prétendre à la tête d’un clan, trop usés pour vivre en groupe, ils finissent leur vie sur ces rochers. Celui-ci a même perdu un œil…
Derrière nous, au milieu des plantes grasses qui semblent parsemer la plaine jusqu’à l’infini,
rencontre improbable avec un héron blanc.
Les iguanes sont trop gros pour cet oiseau : il recherche de petits lézards et des insectes.
Idem pour ce héron strié, une espèce que nous n’avions pas encore vu dans l’archipel.
Il faut avoir la vue fine pour voir au travers de cette végétation couvre-sol !
Ce héron se repose à l’ombre des arbustes car à 4 heures de l’après-midi, le soleil frappe fort. Cet iguane fait de même…
Actif, il marche en direction des cactus
avant de s’arrêter au pied d’un de ces géants.
L’estomac remplit, l’animal repart en se léchant les babines…
Il y a sur l’île autant d’iguanes que de cactus,
et autant de plantes grasses
que de cailloux !
Ces pierres sont brillantes,
usées par le va-et-vient des lions de mer qui viennent y paresser depuis des milliers d’années.
Plus que jamais, la chaleur se fait sentir et la réverbération du soleil est intense sur les pierres blanches. L’ombre est rare…
Nous en profiterons pour prendre l’un des derniers bains de soleil sur l’Angelito !
Demain, fin de la croisière !
"Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie." Alphonse de Lamartine
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