Jeudi 10 février 2011
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Après une première journée partagée entre balade, buvette sur la terrasse de l'hôtel
et farniente au bord de la piscine,
nous serons en ville pour toute la journée. Aujourd'hui plus qu'hier, nous sommes méfiants dans la rue. On a beau être dans le Barrio Amon, classé pour son architecture, ses façades et ses
monuments historiques, il y a beaucoup de monde dans le centre et les bains de foule sont fréquents. Une vague d'agressions a lieu dans la capitale et jusque devant la porte de l'hôtel, aussi
nous restons alertes. Le compact, seul appareil emporté avec nous, reste dans le sac et n'est sorti qu'en lieu sûr.
Derrière la Cour Suprême de Justice et donnant sur la place de la Démocratie, nous arrivons au marché artisanal. Un tel emplacement nous inspire confiance et de fait, il est tranquille en début
de journée. Nous y passons deux heures à discuter avec les vendeurs et faire nos repérages : hamacs et saladiers en bois, cuir, bijoux et café.
On note le nom des marchands, l'emplacement des stands et les prix négociés afin d'acheter lors de notre retour à San Jose.
Un peu plus tard, à quelques encablures du marché nous arrivons au Museo Nacional de Costa Rica. Il s'agit pour nous de mieux appréhender la culture du pays.
Et dès l'entrée du musée, les murs jaune de la forteresse Bellavista évoquent l'histoire contemporaine du pays : Laure pointe du doigt les impacts de balles datant de la guerre civile de
1948.
Depuis que le Costa Rica a dissous son armée l'année suivante, la caserne s'est transformée en musée avec une première salle consacrée à la civilisation costaricienne,
remplie d'objets de rites précolombiens
dont la signification reste le plus souvent méconnue, qu'il s'agisse de ces pétroglyphes
ou de ces sphères monolithiques uniques au monde retrouvées dans la région de Diquis :
Ces populations ont disparu avec leurs secrets
et les tables rituelles (métates) n'ont pas livré toute l'ampleur de leur symbolique.
Dans ces cultures l'or occupait une place importante, servant à la fois de symbole d'autorité et de pouvoir politique et religieux,
à la base d'échanges et d'offrandes funéraires.
L'histoire récente du Costa Rica est présentée dans une grande salle où l'accent est mis sur les cultures du café et de la banane, favorisées par la combinaison d'un terrain volcanique riche en
minéraux et d'un climat chaud et humide.
Cette production intensive eut un impact social fort,
l'exploitation de nouvelles terres nécessitant l'expropriation et l'isolement des peuples indigènes dans des régions reculées des plus inhospitalières.
Ce n'est qu'en 1977 que des réserves furent créées pour éviter la disparition définitive des peuples premiers du Costa Rica : si désormais 90% de la population locale est métissée, les tribus
indigènes restent pourtant à l'origine de l'histoire et de la culture costaricienne.
La création de ces réserves accompagne une politique claire de conservation des espèces et de l'environnement : ainsi le quart du territoire est aujourd'hui converti en aires protégées.
Le parc zoologique Simon Bolivar offre aux visiteurs un aperçu de l'abondante vie animale présente au Costa Rica, où l'on recense 130 espèces de serpents,
800 espèces d'oiseaux
et 180 espèces de mammifères. Parmi elles, le très menacé singe araignée,
le discret paresseux
et le surprenant coati, aussi à l'aise au sol
que dans les arbres.
Cette oasis de verdure ouverte en 1921,
négligée durant des décennies mais reprise en mains il y a quelques années par la Fondation Fundazoo, vise aujourd'hui à éduquer la population locale aux enjeux environnementaux.
Le zoo est ainsi devenu une alternative de promenade pour les familles, qui le dimanche emmènent les enfants faire un tour de manège à l'entrée du parc…
Vous noterez qu'ici on n'utilise pas de moteur, on tourne à la force du poignet !
L'écolo-attitude, quoi !
Par ED
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Publié dans : Costa Rica
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