Le Serengeti est aux antipodes de Manyara. Signifiant littéralement « grand espace aride » en swahili, ce parc
semble ne pas avoir de frontière. Les pleines sont infinies, les pistes n’en finissent pas. Imaginez de grands espaces remplis de hautes herbes, parfois clairsemés d’acacias.
Cà et là, quelques guerriers masaï accompagnent leur troupeau, armés d’une lance et d’un bâton pour se défendre de l’éventuelle attaque des lions. Quelques trous d’eau où les hippopotames se baignent et se disputent parfois le territoire.
Les crocodiles se prélassent sur la berge.
En mars, les herbes ont quelque peu reverdi, la petite saison des pluies débute dans le nord du parc. Vient le
temps de la migration. La plus grande migration animale du monde : un gigantesque troupeau de plusieurs millions de gnous et de zèbres suit les pluies et remonte le Serengeti en direction du
Masaï Mara, de l’autre côté de la frontière.
Le spectacle est impressionnant. Un flot continu d’animaux passe devant nous, gnous et zèbres mélangés.
Plus loin, le troupeau continue. Chaque animal semble être un pointillé au milieu de l’immensité de la pleine.
Il y en a partout, une abondance de chair fraîche, une vraie aubaine pour les lions, camouflés dans les hautes herbes.
Les gnous semblent indifférents, les zèbres sont plus curieux…méfiants, peut-être. Si la cohabitation se passe bien entre les 2 espèces, c’est parce que les gnous assurent le gros du troupeau et permettent ainsi aux zèbres d’être noyés dans la masse ; en contrepartie, les zèbres guettent la moindre silhouette autour du troupeau. Ce sont eux qui donnent l’alerte en cas de danger.
Mais sur le nombre, il y a toujours des animaux vulnérables : jeunes, vieux, malades, ou parfois même atteints de la maladie du vertige, qui les fait tournoyer. A courir serrés les uns contre les autres sur des centaines de kilomètres, il est fréquent de voir les gnous tourner sur eux-mêmes de façon frénétique. Les lions manquent rarement une telle occasion ...
Le Serengeti, c’est aussi les girafes (symbole de la Tanzanie),
les pythons,
les rapaces,
les éléphants,
les guépards,
les léopards
C’est aussi le camping dans la brousse, et le réveil nocturne par les hyènes affamées.
C’est enfin, et surtout, le territoire des masaï et de leurs troupeaux.
A suivre… le cratère du Ngorongoro !