Jeudi 10 juin 2010
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Dans des régions aussi montagneuses que le nord de la Thaïlande et le Laos, le Mékong offre une alternative
intéressante pour le transport. En outre, de par sa richesse et sa diversité en poissons (c’est après l’Amazone le fleuve le plus riche en espèces au monde, avec plus de 300 espèces différentes),
il permet à des milliers de personnes vivant à ses abords de vivre, directement ou indirectement. Transport des passagers, porteurs, pêche, vente du sable, épiceries, hôtels … plus qu’une
économie, c’est la vie qui gravite autour de ce long fleuve qui traverse Thaïlande, Laos et Cambodge.
En quittant la Thaïlande, c’est un vieux bateau rouillé reconverti en station-service que nous apercevons.
Première image du Laos, ces enfants qui jouent au cerf-volant sur le pont à la peinture décrépie.
Les thaïlandais nous regardent partir en fronçant les sourcils,
tout comme les laotiens nous voient filer sur l’eau.
Il faut dire qu’au zénith, le soleil donne de sa toute-puissance et l’eau reflète sa lumière et sa chaleur.
Alors que les enfants en profitent et jouent sur le sable,
une libellule se pose sur un bambou flottant et reprend des forces avant son envol.
Pendant ce temps, une femme et son bébé attendent un « taxi sur l’eau » à l’ombre d’un parapluie.
Sur le Mékong, il y a les longues barques surnommées « slow-boat », sur lesquelles les touristes embarquent pour une croisière de plusieurs jours, et il y a les autres, petites et instables,
empruntées par les locaux pour se rendre d’un village à un autre.
Pour les locaux, des épiceries improvisées sont postées le long du fleuve.
Pour les touristes, les enfants, qui hélas pratiquent l’école buissonnière, viennent avec fruits, sandwichs et tissus aborder les slow boats.
Mais enfin, alors que nous progressons davantage au cœur du Laos, la vie quotidienne du Mékong se dévoile sous nos yeux, avec de belles scènes de pêche et de culture dans des champs aménagés à
flanc de colline.
Après 3 jours de bateau, nous passons devant la grotte de Pak Ou, annonçant enfin l’arrivée dans l’une des plus belles villes à l’architecture coloniale de l’Asie du Sud-Est : Luang Prabang.
Par ED
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Publié dans : Laos
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