Dimanche 13 juin 2010
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Ah, la Beerlao !
Comment être à Luang Prabang et résister à prendre cette délicieuse bière au bord de la rivière Nam Khan ?
Et après 3 mois sans baguette, comment ne pas goûter aux merveilleux sandwiches à la Vache Qui Rit vendus dans la rue ?
Et que dire des banana shakes, les meilleurs du pays ?! Là aussi, nous avons craqué…
Parce que Luang Prabang est une ville à l’architecture coloniale et à la beauté exotique, on dirait qu’ici depuis des siècles le temps s’est arrêté.
On parcourt les ruelles de la ville en découvrant au hasard d’une venelle l’un des nombreux temples de la ville. Les bonzes réapprennent les gestes oubliés de la sculpture sur bois et de la
peinture, pour la rénovation des temples. Cet apprentissage, interrompu par le régime communiste en 1975, a mis en danger cet art et menacé la préservation des temples religieux.
Alors, en sus de l’aide apportée par l’UNESCO et les gouvernements du Laos et de Nouvelle-Zélande, les créations des jeunes artistes sont mises en vente pour financer les formations.
Les bonzes occupent une place importante à Luang Prabang. Tous les jours au lever du soleil, ils quittent les temples en procession et parcourent la ville pour recueillir à manger. De jeunes
femmes les précèdent et vendent à ceux des habitants du quartier qui n’ont pas eu le temps de se préparer du riz et des fleurs.
Les bonzes marchent en silence et un par un prennent au passage ce que les passants veulent bien leur donner pour couvrir les trois repas de la journée.
Plus tard, après le déjeuner et la méditation, les bonzes aiment à passer une grande partie de leur journée à lire, dans leur cabane ou sur le seuil du temple.
Nous avons pu les rencontrer lors d’un arrêt improvisé pendant une balade à vélo, où Luong et son camarade nous ont ouvert les portes de leur temple.
En dehors de l’apprentissage de la vie de Buddha, ces jeunes gens sont instruits et ouverts sur l’extérieur, friands de langue étrangère. Etre bonze leur assure accès à l’instruction…
Et après notre « visite » de la ville et de ses environs (Eric était déjà venu en 2003), nous avons fait un arrêt chez nos amis de la Croix-Rouge.
Là-bas, en échange de notre don soutenant des actions locales de formation et d’assistance, nous avons profité d’un massage si détendant qu’il nous a laissé chacun endormi sur le matelas… avant
un dîner de poisson avec des amis hollandais rencontrés lors de notre croisière sur le Mékong,
Nous avons assisté à un formidable spectacle de danse traditionnelle donné par le ballet royal, formé lui aussi grâce au soutien de l’UNESCO dans le but de retrouver et conserver toutes les
formes d’art et d’expression abolis par le régime communiste de Pathet Lao.
Difficile de quitter cette ville si chère à nos cœurs, où notre séjour nous a un peu plus convaincu de la simplicité et de l’authenticité du peuple lao. Si la ville est classée au Patrimoine
Mondial et mérite le détour, elle représente pour nous la première étape d’un itinéraire laotien exceptionnel, depuis les montagnes thaïlandaises jusqu’aux plaines rizicoles
vietnamiennes.
Par ED
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Publié dans : Laos
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Je suis impressionné par la procession des bonzes, en début de journée, et par l’humilité et le respect de la population à leur égard, qui les attend sur leur parcours pour leur donner de quoi manger…
Richard
En Tour du Monde, il ne faut pas grand chose pour trouver le bonheur et la détente : un massage, une bière fraîche et à manger (peu importe quoi, manger à sa faim, c'est un vrai privilège) : c'est le rêve !
ED
Particulièrement magnifique le temple, vu de l'extérieur.
Je me suis demandé en vous lisant comment on a la chance de devenir moine : j'imagine que comme c'est un rempart anti pauvreté, il doit y avoir beaucoup de demandes et donc une forme de sélection. Ais-je tort?
Ce sont essentiellement les hommes (quelques femmes, très rare au Laos, un peu moins en Thaïlande). De mémoire : moines 2 fois dans leur vie : à l'enfance durant quelques années d'instruction et d'initiation à la méditation, puis une autre fois plus tard dans la vie, pour ceux qui le souhaitent. Disons qu'ils ne sont ni pauvres ni riches puisqu'ils ont l'interdiction de posséder le moindre bien matériel (est-ce la solution contre la pauvreté ?), ce dont ils ont besoin ils l'obtiennent des dons et de la générosité des touristes (riz, accessoires de base : brosse à dent, parapluie... argent, pour le mobilier : lits, bureau... ces biens appartiennent au temple et non pas aux moines). Pour le reste, le sujet mérite la question (bravo !) et mérite d'avoir une réponse sans doute plus approfondie... à suivre sur Encyclopedia ?
ED