Samedi 3 juillet 2010
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14:06
Située à 5 heures de bus au sud de Hué, nous avons fait le trajet jusqu’à Hoi An sous un soleil de plomb. Comme d’accoutumée, le bus
était bondé et la climatisation hors service. Ah ah, quel bonheur !
La ville en vaut bien la peine, tant pour son architecture aux influences européennes, japonaises et chinoises,
que pour la toute proche plage et pour les ruines Cham de My Son.
Dès notre arrivée, nous traversons la ville une bonne demi-heure,
à la recherche d’une guesthouse bon marché.
Les vélos, les murs à la peinture jaune et les palmiers donnent à la ville un caractère chaleureux et paisible rappelant la délicieuse Luang Prabang, quittée quelques semaines plus tôt.
Un bol de muesli à l’auberge d’en face, une moto louée pour une poignée de dollars et nous voilà partis pour la plage. Certes, la mer n’est pas aussi turquoise que l’eau de la piscine de Hué,
mais c’est aussi bien les fesses dans le sable !
Deux heures de baignade et nous voilà repartis pour Hoi An où sur les bords de la rivière Thu Bon, nous goûtons à de délicieux poissons au Restaurant du Port.
Magnifique ballade le long des canaux pour finir la journée…
Nous décidons de garder la moto une journée de plus afin de nous rendre tôt et par nos propres moyens sur le site de My Son, pour éviter les cars gorgés de touristes. Après 2 heures de route et
une belle balade dans la campagne vietnamienne, nous arrivons enfin.
Qu’est-ce donc que My Son ?
Un centre religieux occupé pendant une période record : 9 siècles de développement depuis le roi Bhadravarman au IVème jusqu’au XIIIème siècle : la plus longue durée d’occupation de toute l’Asie
du Sud-Est !
Cette particularité historique ainsi que l’ancienneté des ruines en font un site du Patrimoine Mondial de l’Humanité, malgré les ravages de la Guerre qui ont détruit, estime-t-on, près de 90% des
monuments. Un désastre culturel qui saute aux yeux…
Nous pénétrons à l’aube sur le site, au son des tambours traditionnels. Derrière le feuillage épais d’une végétation épaisse et luxuriante, apparaissent les premières ruines. Un mur d’enceinte
entourait jadis les temples, dont beaucoup ont été rayés de la carte il y a seulement 30 ans…
Au pied de certaines constructions, des buttes recouvertes d’herbe révèlent des tas de briques effondrées des façades. En plus des bombardements, les ruines subissent l’invasion d’une nature
envahissante qui sans cesse cherche à reprendre ses droits… des bambous poussent au sommet des temples, des arbres sortent des murs…
Certains temples ne sont plus qu’un amas de briques, que des armatures de fer peinent à maintenir scellées les unes aux autres.
Malgré ce chaos on peut y voir quelques merveilles, comme cette façade où les statues ont encore leur tête et les ravages du temps ne sont pas parvenus à effacer les motifs sculptés.
Elle fait partie de la zone la moins bombardée, et donc en meilleur état :
(on remarque néanmoins qu’en son centre, seules subsistent le sol et les marches d’un ancien temple de pierre)
Quant aux statues retrouvées sur le site, elles sont majoritairement incomplètes. Le plus souvent ne reste que la tête, un bras ou un pied…
Cette figurine encore intacte, seul reste de la colonne en bas de laquelle elle fut sculptée il y a plus de 14 siècles, n’est hélas qu’une exception à ce triste constat…
Par ED
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Publié dans : Vietnam
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My Son… J’ai cru naïvement qu’il s’agissait des mots anglais « my » et « son » ! Mon fils ! Et, compte tenu du contexte (Hanoï, Hué, Da Nang…) j’ai pensé tout de suite à la Guerre du Vietnam ! Un fils qui ne serait pas rentré de la guerre… Je suppose que l’on doit prononcer « mi son » en vietnamien…
Comme vous le voyez, depuis que je vous suis en Asie du S-E, les guerres d’Indochine m’obsèdent un peu… Il y a de quoi ! Et quand on constate l’étendue des dégâts à My Son, il est difficile de ne pas évoquer la folie meurtrière des hommes… Sur ce plan, l’Histoire se répète.
Richard
Vos commentaires ne manquent décidément pas de pertinence ! En effet, on prononce "mi sonne". C'est un régal de vous lire
ED
Je ne doute pas que vous en ayiez fait d'autres d'intérêt tout aussi grand, il y a tellement à faire !
Ravi de partager ces photos, dans ce cas
ED