En Asie, pour se rendre au travail
comme pour aller au marché, on utilise le 2 roues.
C’est fou ce qu’on peut y mettre sur la selle : sûrement plus que dans le coffre d’une camionnette ! Il nous arrive même de ne plus voir le cycliste, qui disparaît entre ses marmites et ses bassines : on dirait une procession de batteries de casseroles !
En ville, les motos sont aussi très présentes. Et si la charge à transporter ne dissuade pas les asiatiques de prendre le 2 roues, ce n’est pas non plus le mauvais temps qui les en empêche !
Pris dans une averse de mousson, nous avons malgré le déluge réussi à prendre quelques clichés de la rue. On y
voit des cambodgiens assis à plusieurs sur leur moto tentant de garder l’équilibre pour ne pas tomber dans la rue transformée en rivière.
L’eau tombe depuis maintenant près d’une heure. Il reste pourtant plusieurs motos dans la rue. Oui, les cambodgiens sont résignés. Ils ont appris à vivre avec la mousson : chaque année à la même période, il peut pleuvoir 40 centimètres d’eau en un clin d’œil… Et puis quoi ? Tant que la moto roule, on avance…Et quand bien même le bicycle serait bloqué par le courant ? Rien de terrible pour eux, il n’y a qu’à pousser la machine et finir à pied !
Alors on comprend que le ciel peut leur tomber sur la tête, ils continuent à vivre avec la même énergie et détermination. Et avec le sourire, s’il vous plaît !
Une belle leçon de joie de vivre, de la part de ces hommes et femmes qui ont chacun perdu au moins un membre de leur famille dans les atrocités commises par les Khmers Rouges.
Nous tirons donc notre chapeau à ce peuple à la fois si affecté et courageux, qui parvient même dans la mousson à éprouver de la joie et du bonheur. Merci pour ce beau moment !
Richard
Quand on voit la mousson, on ne fait plus aucun commentaire sur les pluies parisiennes!
Amitiés, amis surfeurs-plongeurs de l'océanie où vous devez être maintenant